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Un peu de lecture

Les Saisons
Mosaïques romaines Dans l’Antiquité, les sols des demeures les plus aisées étaient souvent revêtus de mosaïque où les motifs géométriques alternaient avec les représentations figurées.
L’art de la mosaïque avait atteint un si haut degré de perfection dans l’Afrique antique qu’on voyait souvent les mosaïstes africains recherchés loin hors d’Afrique pour décorer palais et demeures.
Sur le plan technique, l’art de la mosaïque exige une grande habileté, notamment pour la recherche des coloris et la taille des cubes ou tessères dont les dimensions peuvent aller jusqu’à 2 ou 3 millimètres de côté.
Or, lorsqu’on regarde une mosaïque, dans un musée par exemple, on arrive à oublier qu’elle n’est pas la peinture qu’elle a l’air d’être.
Le thème des quatre saisons qui figure dans la mosaïque conservée au Musée national des antiquités à Alger fut l’un des thèmes permanents de l’iconographie décorative dans l’Antiquité. On le retrouve dans les bas-reliefs des arcs, notamment dans l’arc de Septime-Sévère, l’empereur africain, à Rome.
On le voit apparaître également sur les sarcophages et les fresques antiques. La mosaïque des Saisons conservée à Alger provient d’une demeure antique de Aïn Babouche, dans la daïra de Aïn Beïda, et date sans doute du IIe siècle après J.-C.
Elle est composée de 6 médaillons encadrés de tresses en lignes dégradées. Deux médaillons sont illustrés par des corbeilles de fruits (figues et raisins) ; dans les quatre médaillons qui restent, des bustes ou portraits allégoriques sont représentés, symbolisant dans une belle technique de modelés les quatre saisons avec leurs attributs.
- Printemps : couronne de fleurs et corbeille de fruits.
- Eté : couronne d’épis de blé et faux.
- Automne : couronne de grappes de raisins et sceptre.
- Hiver : couronne d’épines, branche d’olivier et serpe.
Ces portraits pourraient également être la représentation de divinités du culte païen, se fondant sur les rites agraires dont l’importance dans l’Antiquité n’est plus à souligner.